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DEUXIEME JOUR:Conférence internationale sur la femme, le mariage et le célibat en Afrique

Par Amadi Eziokwubundu SJ

La conférence internationale sur la femme, le mariage et le célibat en Afrique, qui est en cours à l’ITCJ, est entrée dans sa deuxième journée. Les activités de la journée ont continué les conversations intéressantes et animées déjà commencée le premier jour. Les présentations et les conversations du deuxième jour s'étalaient de l’instabilité du mariage en Afrique à savoir si le reste célibataire est une malédiction, à une Table ronde sur la lutte de la mère célibataire/femmes dans le continent.

Le thème « Zoom sur l’avenir de la famille a travers le regard des jeunes africains », l’un des neuf segments des présentations de la journée, a été réalisé par le Dr Bomda Joseph et Dr Jean Messingué. Les deux psychologues ont souligné que la nature d’une famille future désirée dépend, entre autres choses, de la façon dont les jeunes sont éduqués ou sensibilisés sur les questions concernent les femmes, le mariage et la famille. S’appuyant sur le résultat de l’étude qu’ils ont menée en vue de la conférence, Bomda et Messingué ont révélé que le niveau de connaissance entre les jeunes de la Côte d’Ivoire et du Cameroun concernant l’émancipation et l’autonomisation des femmes varie considérablement. Bien que, selon eux, les jeunes de la Côte d’Ivoire se préoccupent moins de la question, ceux du Cameroun montrent une plus grande prise de conscience de la question.

De son côté, Mgr Lézoutier Jean-Salomon a parlé de « Il n’est pas bon que l’homme soit seul : le célibat laïc est-il une malédiction dans la Bible ? ». Lézoutier commença par une remarque selon laquelle l’Ancien Testament semble tolérer la polygamie que la vie de célibat pour les laïcs ou pour les personnes non-consacrés. L’ordonnance de Dieu dans le Livre de la Genèse, que l’homme et la femme devraient être féconds et se multiplier, a dit l’évêque, ne laisse pas de place pour le célibat laïc. Il a ajouté qu’il n’y a pas de catégorie entre le fait de se marier et d’être célibataire. Dans un cas où une femme reste célibataire et n’a pas d’enfant, elle est exposée à de nombreux vices et attire des critiques sociales et culturels. C’est en ce sens que Lézoutier conclut que « célibat laïc devient douloureux et peut effectivement ressemblait une malédiction ».

La dernière activité de la deuxième journée de cette conférence internationale a été une Table ronde intéressante sur « les combats de la femme célibataire en Afrique aujourd’hui ». Les panélistes ont apporté à la conversation des expériences et des analyses riches de ce qui constitue le défi d’une vie de célibat pour un laïcat. Ils ont exprimé que les femmes célibataires sont souvent les risées de la société et que les gens sont prompts à juger et à condamner les femmes qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont ni mari ni enfants, ni les deux.